Le diabète est « des quelques kilos à perdre, un peu trop de sucre dans le sang » ou le diabète est une maladie chronique caractérisée par une défaillance du processus d'utilisation du sucre.
Le trouble est lié à l'insuline, hormone sécrétée par le pancréas (glande du tube digestif), dont la fonction est de permettre l'entrée, l'utilisation et l'entreposage du glucose dans les cellules de l'organisme.
Il arrive que le pancréas cesse de produire cette hormone (diabète de type 1 ou insulinodépendant) ou que l'organisme résiste à l'action de l'insuline tout en nuisant à sa production (diabète de types 2 ou non-insulinodépendants). Dans un cas comme dans l'autre, le sucre non utilisé est présent en trop grande quantité dans le sang (hyperglycémie), puis dans l'urine.

Il en existe deux types, à savoir :
- Le diabète de type 2, ou diabète du gros ou de l’adulte, est une maladie silencieuse qui semble très banale. Pendant des années, vous vous sentez bien et vous n’avez pas de symptômes particuliers. Pourtant vos vaisseaux sanguins souffrent de cet excès de sucre, entraînant un vieillissement accéléré de nombreux organes de votre corps. Sans traitement, de graves complications peuvent paraître à long terme, et d’autant plus que votre diabète est associé à d’autres facteurs de risque, comme :
- le tabagisme,
- l’excès de cholestérol ou
- l’hypertension artérielle.
- Le diabète de type 1, ou diabète juvénile, ou diabète de maigre, ou diabète insulinodépendant d’office et par excellence, est une maladie grave d’emblée qui nécessite un traitement rapide par insuline.

Pourquoi les dépister précocement ?

Selon l'Association française des diabétiques (AFD),  le taux de diabète est en augmentation croissante dans le monde entier.
La prévalence du diabète est généralement similaire à celle de l'Intolérance Glucidique IG, mais est légèrement supérieure dans les régions Afrique et Pacifique occidental et légèrement inférieure dans la région Amérique du Nord.

Le diabète de type 2 est bien une maladie des pays industrialisés. Des recensements précis montrent que c’est l’Afrique qui compte le moins de diabétiques de type 2 (2,4 % de la population). Pourtant, il est essentiel de dépister le diabète avant que ne surviennent les complications liées à cette maladie, telles qu’endommager les vaisseaux sanguins ainsi que les nerfs.

Peut-on être atteint de diabète sans le savoir ?

OUI, on peut être atteint de diabète sans le savoir.

On estime actuellement qu'il y aurait entre 600.000 et 800.000 diabétiques qui s'ignorent en France, en plus des 3 millions de diabétiques connus. Plus précisément, les données de l'UKPDS (United of Kingdom Prospective Diabetes Study) ont montré que le début réel du diabète précédait de 8 à 10 ans le diagnostic de la maladie.

La Journée mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre, a pour but de mieux faire connaître cette maladie dans le monde – son ampleur mais aussi les moyens de dépistage.

Comment repérer les symptômes du diabète ?

    


Les symptômes évocateurs du diabète sont l'existence d'un syndrome de polyurie et de polydypsie, c'est-à-dire :
- l’apparition d'une soif importante et continuelle liée au fait, que
- le patient a besoin continuel d'uriner (qui réveille la nuit), et souvent alors s'associe à
- un amaigrissement ou perte de poids inexplicable, ou
- une perte ou manque d’énergie ou fatigue intense.
- une respiration rapide,
- des démangeaisons au niveau des organes génitaux,
- une insensibilité partielle et progressive des pieds
- une mauvaise vision momentanée ou continuelle

Cependant, ces symptômes ne se manifestent que quand le sucre apparaît dans les urines, ce qui se produit lorsque la glycémie dépasse 180 mg/dl.En pratique, cela veut dire que la glycémie est largement au-delà de 2g/l lorsque ces symptômes sont visibles. Ainsi, lorsque ces symptômes apparaissent, le diagnostic est déjà très tardif.

Il faut donc insister sur le fait que ce n'est pas sur les symptômes directement liés au diabète qu'il faut évoquer la maladie, mais devant les manifestations qui prédisposent au diabète :
- C’est avant tout l'existence d'antécédents familiaux. Si un parent est devenu diabétique connu à l'âge de 50 ans et qu'il était méconnu pendant 10 ans, la maladie est donc apparue vers l'âge de 40 ans. C'est alors dès 35 ans qu'une recherche systématique périodique doit être réalisé chez les enfants.
- L’existence d'autres anomalies comme une dyslipidémie, une hypertension artérielle ou un syndrome inflammatoire non expliqué, doivent faire rechercher un syndrome métabolique, lequel s'associe fréquemment au diabète.
- Enfin, le manque d'activité physique et le surpoids sont des facteurs majeurs révélant une prédisposition génétique au diabète. Les patients peu actifs et/ou en surpoids doivent faire rechercher régulièrement l'existence d'un diabète, et en particulier lorsque l'obésité est de type androïde (obésité abdominale, etc.).
- L'existence d'autres anomalies comme une dyslipidémie, une hypertension artérielle ou un syndrome inflammatoire non expliqué, doivent faire rechercher un syndrome métabolique, lequel s'associe fréquemment au diabète
- On sait que les patientes diabétiques ont souvent eu de gros bébés à la naissance. Ainsi, toute femme ayant eu un enfant d'un poids supérieur à 4,5 kg doit faire rechercher périodiquement un diabète.
Ce n'est qu'au prix d'un dépistage et d'une recherche systématique que l'on peut arriver à diagnostiquer suffisamment tôt et donc à traiter le diabète, afin d'éviter les complications.Comment est alors effectué le diagnostic d'un diabète ?

Quand consulter ? C’est lors que vous présentez des symptômes de diabète.


Une simple prise de sang à jeun permettant de mesurer le taux de sucre dans le sang (glycémie) suffit à diagnostiquer le diabète. La valeur normale de la glycémie est inférieure à 1,20 g/l. A partir de 1,26 g/l, on parle de diabète.
Dans le cadre du suivi, on mesure l’hémoglobine glyquée (HbA1c ) tous les mois ou tous les trois mois.
Dans le cadre d’un diabète de type 1, l’objectif est un taux d’hémoglobine glyquée inférieur à 8%, alors que dans le cadre du diabète de type 2, l’objectif est 6,5% (Afssaps 2006).
Dans plus de 80% des cas, le diabète est diagnostiqué à l'occasion d'une prise de sang demandée à titre systématique. Dans les unités de soins intensifs cardiologiques, 20% des patients sont en fait atteints de diabète et la moitié d'entre eux sont diagnostiqués à l'occasion de cette hospitalisation, et donc pour une complication coronarienne aiguë.
Ainsi, chez de nombreuses personnes, le diagnostic du diabète est effectué à l'occasion d'une complication de la maladie, sachant que celle-ci survient dix ans et plus après le début du diabète, confirmant donc que le diagnostic est souvent méconnu pendant une décennie entière.

En l'absence de dépistage et de traitement du diabète, quels sont les risques ?

En l'absence de dépistage et de traitement du diabète, le principal risque est que la maladie se révèle par une complication.

Il s'agit le plus souvent d'une complication d'ordre vasculaire comme :
- accident vasculaire cérébral ou paralysie,
- insuffisance coronarienne,
- artérite des membres inférieurs,
- Neuropathie périphériques (perte de libido, etc)
- infarctus myocardique,
- l’hypertension artérielle.

Il peut s'agir aussi d'atteinte des petits vaisseaux, comme :
- de la rétine avec une baisse de l'acuité visuelle
- d'atteinte rénale avec apparition d'albumine dans les urines, puis d'insuffisance rénale patente (le diabète devient la première cause d'insuffisance rénale terminale).
Il peut s'agir encore d'une atteinte nerveuse (neuropathie périphérique), comme :
- artérite des membres inférieurs,
- perte de libido
- d'un accident comme une paralysie faciale ou une atteinte de l'oculo-motricité.
- apparaissent des signes de polynévrite et une sensation de brûlure sous les pieds ou l'impression de marcher dans du coton.

Et enfin, des complications aiguës sont favorisées par un diabète non équilibré et donc non diagnostiqué. Il peut s'agir par exemple d'une infection à partir d'une plaie qui cicatrise difficilement.

Le diabète est donc une maladie sournoise qui entraîne à bas bruit une atteinte en particulier des vaisseaux responsables de complications.
L'objectif est donc un diagnostic précoce pour éviter le risque de complications, voire même un diagnostic au stade de prédiabète pour traiter par les mesures hygiéno-diététiques avant même que le diabète n'apparaisse.

Comment prévenir ses symptômes et retarder l’apparition de la maladie de diabète ?

 

  

1.
Adopter de saines habitudes alimentaires. Si vous souffrez du diabète type 2 ou si vous avez un poids excédentaire, il vous faut absolument diminuer la quantité de calories absorbées, principalement celles qui se trouvent dans les graisses animales et dans les sucres.

Par conséquent, enlevez la peau du poulet et choisissez des coupes maigres. Garnissez votre réfrigérateur de légumes, de fruits et de produits laitiers écrémés ou allégés en matière grasses.

Adoptez les légumineuses. En somme, consommez moins de gras et plus de fibres. Consultez une diététicienne pour vous aider à établir un régime alimentaire personnalisé.

2.
Pratiquer une activité physique régulière. L'exercice améliore la captation du glucose par les muscles et diminue la consommation de médicaments pour contrôler le diabète.

En outre, il est essentiel à la santé physique et mentale. Y a-t-il un sport en particulier qui vous intéresse ? Pratiquez-le ! Sinon, sachez qu'une marche quotidienne de 30 minutes peut suffire.

L'important, c'est de bouger, et ce, tous les jours. Si vous avez plus de 40 ans et que vous voulez commencer une activité sportive que vous n'avez jamais pratiquée ou que vous pratiquiez il y a longtemps, parlez-en d'abord à votre médecin.

3.
Retrouver un poids santé. Pour connaître votre poids santé, calculez votre indice de masse corporelle (IMC) : divisez votre poids deux fois par votre taille. Ainsi, 68 kg / (1,60 m x 1,60 m) = 26. Le poids idéal se situe entre 20 et 25, tandis qu'un IMC de plus de 30 indique une obésité.

Si vous avez du poids à perdre, il vous faudra faire un régime amaigrissant combiné à une activité physique régulière. Toutefois, consultez votre médecin avant de commencer.

4.
Réduire l'alcool et cesser de fumer. Bien que le tabagisme et l'alcool ne causent pas directement le diabète, ils en aggravent les complications. Limitez-vous à 1 à 6 verres d'alcool par semaine.

Et pour arrêter de fumer, faites-vous aider par votre médecin.

5.
Choisir l'allaitement maternel. Selon certains chercheurs, le lait de vache est un facteur déclencheur du diabète de type 1.

Par conséquent, mettez toutes les chances de votre côté et choisissez l'allaitement maternel pour votre nouveau-né, surtout s'il y a des diabétiques dans votre famille ou celle de votre conjoint.

Quelles sont les causes du diabète ?

À ce jour, on n'a pas réussi à établir les causes exactes du diabète. On sait toutefois que certains éléments en augmentent les risques.

Diabète de type 1 :
Prédisposition génétique. Le diabète de type 1 ne survient pas au hasard chez n'importe qui. Cette maladie affecte ceux dont le bagage génétique particulier réagit à certains facteurs de l'environnement, lesquels déclenchent une attaque immunologique contre les cellules du pancréas fabriquant l'insuline.

Parmi les facteurs déclencheurs, on soupçonne certains virus, de même qu'une protéine contenue dans le lait de vache. Et, comme le bagage génétique est une question d'hérédité, le diabète de type 1 est assez fréquent dans une même famille.
Destruction du pancréas. Une pancréatite (inflammation du pancréas le plus souvent causée par l'alcool) peut entraîner la destruction du pancréas. Un cancer du pancréas ou une surcharge de l'organisme en fer peut aussi être responsable, mais c'est beaucoup plus rare.

Diabète de type 2 :

    L'obésité. La très grande majorité des personnes qui souffrent de diabète de type 2 ont un poids de 30 % supérieur à leur poids santé.
L'excès de graisse, surtout au niveau du ventre, entoure les organes situés à l'intérieur de l'abdomen et provoque une résistance des tissus à l'action de l'insuline. Par conséquent, le pancréas est amené à produire davantage d'insuline. S'il s'épuise ou s'il ne peut répondre à cette demande, le diabète apparaît. Il est reconnu que l'hérédité joue également un rôle dans l'obésité et dans le diabète de type 2.
Mauvaises habitudes de vie. Sédentarité et alimentation excessive sont directement liées à l'obésité.

Comment traiter le diabète ?

 

Le diabète, de type 1 ou 2, peut entraîner de graves complications s'il n'est pas diagnostiqué ou bien traité. L'hyperglycémie associée au diabète (taux élevé de sucre dans le sang) peut progressivement endommager les vaisseaux de petit et de gros calibre.

Cela risque d'entraîner:
-la cécité,
-l'impuissance,
-des maladies cardiaques,
-des déstructions complètes des nerfs des pieds (causant une insensibilité totale et permanente pouvant aller jusqu'à entraîner l'amputation) et
-des endommagements des reins (ce qui peut obliger à faire des dialyses régulièrement, c'est-à-dire une purification artificielle du sang pour pallier les défaillances de la fonction rénale).

Diabète de type 1 :

Idéalement, il faut procéder à trois injections quotidiennes d'insuline à action rapide (une avant chaque repas), et les associer à une injection d'insuline à action intermédiaire ou prolongée (le matin ou le soir).

Cette insuline remplace celle que le pancréas ne produit plus et permet au diabétique de mener une existence presque normale. Il est fortement conseillé de faire les injections aux mêmes heures de la journée, afin de mieux contrôler le taux de sucre.

On recommande aussi de suivre un régime alimentaire qui limite le sucre concentré et, par conséquent, de consommer moins de desserts. Dans certains cas, notamment quand les reins sont détruits, il peut être conseillé de procéder à une greffe rein-pancréas.

Diabète de type 2 :

La personne diabétique est fortement invitée à changer d'habitudes de vie, à manger mieux et à bouger davantage. Il arrive que certains diabétiques suivent si bien les recommandations de leur médecin qu'ils n'ont besoin d'aucun médicament.

Pour les autres, on prescrit des hypoglycémiants oraux (qui diminuent le taux de sucre dans le sang). En dernier recours, le médecin peut envisager des injections d'insuline.